jeudi 12 octobre 2017

Onguents, baumes et autres graisses

Bonjour à tous !

Cet article est en fait une explication d'une future vidéo... Mystère mystère ! (Enfin, indice dans ma dernière vidéo)
Bref, j'arrête de faire des cachotteries et j'en viens au fait.

Comme vous l'avez sûrement remarqué, Bingo est pieds nus. Pieds nus par conviction, besoin, et parce que voilà. Oui, voilà.
Mon rapport aux pieds nus est assez simple : je ne fais pas la chasse aux sorcières aux fers, mais si on peu s'en passer, et bah tant mieux.

Et qui dit pieds nus dit entretien ! Parage régulier, coup de râpe encore plus régulier, etc... Mais venons en au sujet du jour : onguent or not onguent ?

Je ne suit pas de méthode particulière, pour la simple et bonne raison que j'ai été "formée" (si on peu appeler ça comme ça, des interventions de professionnels au court de ma formation, des stages...) par des pratiquant de méthodes très différentes, desquelles j'en ai tiré du bon et du moins bon.
Selon PEL, l'hydratation vient de l'intérieur, et donc, de l'alimentation. Onguents inutiles.
Selon Strasser, les chevaux mettent naturellement les pieds dans l'eau dans la nature. Donc flaques d'eau/douche/bains de pieds en cas de corne sèche.
Selon beaucoup de maréchaux, c'est un corps gras qui vient aider l'hydratation de la paroi externe. Donc onguents/graisse/baume, peu importe le nom qu'on leur donne, ce sont des corps gras.

Qui croire ? Personnellement, j'ai décidé de croire les pieds de mon poney...

Une chose est sûre, c'est que bien que des exceptions existent, les pieds des chevaux se sont adaptés à leur environnement : plus secs en été qu'en hiver, et certaines races plus disposées que d'autres à avoir les pieds souples, d'autres à avoir les pieds secs. La faute à des milliers d'années d'adaptation à leur milieu naturel ! Ainsi, un Arabe aura plus tendance à avoir le pied sec qu'un Selle Français. Attention, je parle bien là de tendance, mais pas de généralité, ni d'obligation. Notre petit Arabe pourra très bien s'adapter au climat Normand, et inversement...
Je m'égare ! Bingo est un poney issu de croisement Selle Français et Camargue. A première vue, pas de soucis particuliers de pieds... Oui mais attendez... Les camargues ne vivent-ils pas les pieds dans l'eau normalement ?



Je ne saurais dire si c'est une coincidence ou non. Toujours est-il que même en Bretagne, même en hiver, Bingo a la corne sèche. Je ne parle pas de la sole, qui ma foi est solide et épaisse, et lui octroie donc un confort non négligeable même sur les cailloux...
Je parle de la paroi externe : Elle casse, se fendille, part en seime (non profonde !).
J'ai exploré plusieurs pistes. Alimentation ? CMV ? Parage ?
Même le complément Hilton Herbs "Sabots et santé" n'a pas eu d'impact sur cet aspect. Même un coup de râpe hebdomadaire pour chanfreiner n'a pas pallié à ce soucis. Après avoir tatonné plusieurs mois, une idée m'est venue : et si je graissais ?

Pour certains, c'est évident ! Mais quand on est pieds nus, pas forcément.
N'étant pas vraiment au courant des produits efficaces et ne voulant pas investir dans quelque chose dont l'efficacité me faisait douter, j'ai opté pour l'huile de chez Fouganza. Très clairement, avec seulement une application par semaine, j'ai vu une vraie amélioration de l'aspect de la corne. En revanche, pas de changement pour les mini-seimes.
J'ai ensuite eu l'occasion de tester la Kerafeet Oil de chez Equibao. Et là, honnêtement... Révélation ! En moins d'un mois, la qualité de la paroi externe s'est métamorphosée, et les seimes ont été atténuées.
Mais bon, cette huile a un coût. Au début de l'été, j'ai donc tenté une recette maison... Qui m'a convaincue !

Après un an de tâtonnements, je vois enfin des progrès sur les pieds de mon poney. Alors je suis toujours contre l'utilisation de certains produits (goudron, graisse animale...). Mais désormais, je considère qu'à l'alimentation, les conditions de vie et le parage, on peut ajouter l'utilisation de graisses pour améliorer l'état des pieds de nos chevaux !

(Les photos sont là pour l'illustration mais ne correspondent pas à un avant/après... Car je n'ai pas pensé à le faire !)

dimanche 1 octobre 2017

Poney sportif... Mais heureux ?

Hello tout le monde !

Comme le mois dernier, je vous propose aujourd'hui un article dans le cadre de la cavalcade des blogs, organisée ce mois ci par Pauline du blog "d'un cheval autre".

Ce mois-ci, Pauline nous questionne sur un sujet un peu compliqué : Un athlète heureux ?
C'est quelque chose qui me travaille au quotidien. Consciente de l'impact que nous avons sur le bonheur de nos chevaux, je fais en permanence des choix en réfléchissant au bien-être de mon compagnon.


Bonheur, nature et confort


Certaines personnes considèrent que pour être heureux, le cheval doit vivre comme dans la nature. Sur ce point, je ne suis pas entièrement d'accord. En effet, un cheval au naturel est un cheval en liberté dans son habitat d'origine, sans aucun contact humain. Cela signifie aussi à la merci des prédateurs, des maladies, des conditions climatiques et des aléas de la vie. Un cheval au naturel doit en permanence se battre pour sa survie : les plus résistants vivent, les autres, et les malchanceux meurent. C'est comme ça.
Alors un cheval en pâture, dans un lieu surveillé, sans prédateurs, avec la possibilité d'être soigné et de la nourriture garantie est-il moins heureux ? Rien n'est moins sûr.
En revanche, si je ne suis pas convaincue du fait que la vie "nature" soit indispensable au bonheur du cheval, je suis persuadée que ce dernier n'est possible que si ses besoins naturels sont respectés ; à savoir des congénères, marcher chaque jour, manger en petites quantités tout au long de la journée, etc.
C'est pourquoi je pense avoir fait en sorte que les conditions de vies de Bingo soient optimales pour son bonheur : vie au pré avec des copains, surveillance quotidienne, foin et compléments si nécessaire, eau disponible et soins en cas de besoins. C'est, je pense, un bon compromis entre la vie "au naturel" et le confort moderne que l'on peut leur apporter.

Bonheur et travail


Mon petit poney sportif travaille forcément... Bah oui, il ne serait pas sportif, sinon. Bref.
Le travail implique forcément un effort physique, et donc, une contrainte dont il se passerait très bien. Cela entrave-t-il cependant son bonheur ?
Bingo travaille plusieurs jours par semaines, mais pas quotidiennement. Ses séances sont souvent courtes. Les balades s'effectuent rênes longues la plupart du temps. Je lui propose régulièrement des exercices qui l'intéressent, ou dans lesquels il est à l'aise.
J'éduque Bingo en équilibrant plusieurs procédés d'apprentissage :
- Le renforcement positif : récompense après une bonne action réalisée par le cheval
- Le renforcement négatif : pression (le cavalier met des jambes), le cheval répond correctement (il se met en avant), retrait de la pression (le cavalier relâche les jambes)
- L'apprentissage opérant : le cheval apprend de lui-même dans une situation claire (ex : les carottes sont dans le van, il y a éventuellement des obstacles sur les côtés, le cheval comprend qu'il doit monter. S'il mange les carottes, il a en plus de ça du renforcement positif)
- L'apprentissage conditionné : c'est le principe du clicker training, qui est un peu différent du renforcement positif, mais aussi des mots "récompenses" comme "ouiiiiiii" ou "biennnnn". Pour plus de renseignements, n'hésitez pas à lire des ouvrages sur le clicker, et vous renseigner sur le chien de pavlov.
La connaissance de ces procédés me permettent d'être claire avec Bingo (bien que je fasse des erreurs !). Le mélange du R+ et du R- est très appréciable pour lui, étant donné qu'il comprend rapidement mes demandes et qu'il est récompensé systématiquement dès le début de sa réponse. De plus, le mélange de l'apprentissage opérant et conditionné à le mérite d'être compréhensible pour lui, sans pour autant en faire un robot.

Alors, est-ce que le travail nuit à son bonheur ? Je ne saurais me mettre à sa place, mais je pense que non. En effet, je fais toujours en sorte que les séances soient compréhensibles pour lui, et qu'il soit récompensé de ses efforts.


Bonheur, efforts physiques et psychologiques


Le bonheur est également lié aux éventuels efforts que l'on fait, qu'ils soient physiques ou psychologiques. En effet, il n'est pas compliqué de comprendre que notre bonheur risque d'être entâché par un stress trop récurrent, un peur insurmontable ou une douleur physique trop important.
Pour cela, j'essaye toujours de proposer à Bingo des exercices qu'il est capable de faire. Je me pose alors ces questions : est-il assez musclé/souple/etc ? N'est-ce pas trop pour lui ? N'aura-t-il pas trop peur ?

Quel intérêt à envoyer son cheval au casse-pipe ?
Bingo étant d'un naturel plutôt inquiet, je m'attarde toujours pour lui montrer l'objet de ses craintes et le rassurer. Ainsi, il se calme et prend confiance plus facilement.

Alors, Bingo est-il heureux ? C'est assez subjectif, car impossible pour moi de me mettre à la place de mon poney. Cependant, selon les points évoqués précédemment, je pense que oui, Bingo est heureux. S'il est heureux, c'est parce que ses conditions de vies sont bonnes et que je fais toujours en sorte que son travail quotidien n'entrave pas ce bonheur.


dimanche 17 septembre 2017

A chaque pied son étrier

Hello tout le monde !

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui m'a valu, longtemps, de nombreux questionnements : les étriers.
Depuis mes 10 ans, plus ou moins, je souffre régulièrement de problèmes de dos et de genoux. Bien que mes séjours chez le médecin, ostéopathe et autres kinés soient réguliers, très souvent, mes genoux bloquaient au bout d'une demi-heure à cheval et le bas du dos commençait à me faire mal.

Un jour, mon médecin m'a mis sur une piste : les étriers. En effet, cavalière de club à l'époque, j'utilisais les étriers classiques en métal. Piste à creuser ?
J'avais 18 ou 19 ans, et la possibilité, et les moyens de m'offrir mes propres étriers. Avant cela, je voulais en essayer quelques uns pour ne pas balancer mon argent par les fenêtres... (Pas folle la guêpe !) Et j'ai bien fait !

Bon, en gros, quand on décide d'acheter des étriers un peu "techniques", on a deux camps... Et demi.

1) Les étriers articulés/flexibles/à ressorts.

J'entends par là les étriers qui apportent de la souplesse : Sprengers Bow-balance et autres du même style, Flex-on et même éventuellement, Free-jump, même si ces derniers n'apportent qu'une très légère souplesse à peine perceptible.
Ceux là aident à amortir les chocs mais amoindrissent la stabilité. De très nombreux cavaliers les ont trouvés miraculeux, et tant mieux pour eux !
Personnellement, c'est l'inverse.
Un jour, le cheval (de club) que je montais était équipé de bow-balance. Bonne occasion de les tester ! Et bien au bout d'un tour de piste au trot enlevé, sans problème particulier, mon genou s'est complètement bloqué à tel point que j'ai été obligée de faire une (longue) pause. Coïncidence, pur hasard ? Deuxième essai, même verdict. On change donc les étriers, on en met des "normaux". Plus de soucis. NEXT pour moi !
J'ai eu l'occasion également de "tester" les Flex-on le temps d'un tour d'honneur, et même verdict. Quant aux Free-Jump, c'est plutôt neutre. Ni avis positif, ni négatif pour ma part.
Bref, mes pauvres articulations de vieille de 22 ans ayant besoin de stabilité, ce type d'étriers ne me convient pas.

2) Les larges planchers

Dans cette catégorie, les étriers Jin Stirrup, Reflex compositi, etc... Et ce sont ceux là qui ont convenu dans mon cas. Dans mon cas, après avoir essayé les Jin Stirrup d'un ami, j'ai opté pour des similaires (mais à un prix correspondant à mon budget...), les Feeling Pro. Et pour le coup, le large plancher apportant plus de stabilité à mon pied, et donc à mon genou, mes douleurs articulaires ont significativement diminué. Enfin des heures de saut ou de randonnée sans grimacer, et sans penser à mes pauvres genoux !

MAIS comme j'aimerais aller encore plus loin, et supprimer définitivement ces vilaines douleurs... J'ai repéré d'autres étriers au plancher encore plus larges : les K-Vall et les Randocal. Les premiers n'étant pas autorisés en compétition (bien dommage, d'ailleurs), je n'ai retenu que les Randocal.
Seulement voilà, ayant déjà des étriers me convenant pas mal, je n'avais pas forcément envie de mettre de l'argent dans les randocal sans savoir si je supporterais les fameuses coques. Ce qui nous amène au dernier point, le petit + de certains étriers !

3) Les étriers à coques

C'est un peu une catégorie à part, comme le troisième groupe des verbes en conjugaison... On y regroupe des étriers très différents. Coques Matrix, Randocal (Etrical en général, finalement), K-Vall, étriers camarguais... Ceux là apportent la sécurité de la coque, mais aussi pour certains, le confort d'un plancher large, et la possibilité de chausser à fond lors de randonnées par exemple, pour soulager ses articulations. Hormis les K-Vall, ils n'empêchent pas la descente de jambe : il suffit de chausser un peu moins profond, et hop, talon descendu !
J'ai donc installé des coques Matrix sur des étriers en plastique pour tester les fameuses coques. Comme j'ai des petits pieds (36) et que j'ai pris le modèle adulte, ça me fait un plancher assez large, qui, si je chausse à fond, va assez loin sur mon pied. L'effet est, je pense, assez similaire aux Randocal, en moins confortable tout de même. Mon verdict est plutôt bon ! La coque ne me gène pas, étant donné que ma petite pointure me permet de chausser normalement sans toucher le bout. Pas de soucis de descente de jambe et j'apprécie la sécurité de la coque, surtout pour partir seule en balade. Le plancher est cependant moins adapté que mes Feeling, puisque la partie où on repose le pied est plus fine.

Pour conclure, mes étriers favoris ont des planchers larges, même si j'apprécie les coques ! J'investirais sûrement un de ces jours dans les Randocal... MAIS les étriers articulés sont pour moi proscris.
Cependant, cet avis n'engage que moi et mes articulations.
L'important est, en concertation avec votre médecin, et selon vos ressentis, de définir vos besoins : souplesse ou stabilité ? Besoin ou non d'un étrier de sécurité à coque ?

Chaque cavalier est différent, avec une santé et un besoin différent. Pensez donc d'abord à votre santé avant d'acheter vos étriers suite à un coup de coeur sur une pub, à cause de la mode ou même de l'avis d'un ami. Essayez les, ils vous conviendrons... Ou pas.

Cités dans cet article
- Sprenger Bow Balance
- Flex On
- Free Jump
- Jin Stirrup
- Feeling Pro
- Reflex Compositi
- Randocal endurance
- Matrix Compositi
- K Vall

mardi 5 septembre 2017

Mise à pieds forcée

Bonjour à tous !

Comme beaucoup le savent, j'ai été contrainte à une grosse pause dernièrement. Pourtant, j'en ai très peu parlé sur le blog, me contentant d'écrire des articles quelque peu annexes.
Aujourd'hui, dans le cadre de la cavalcade des blogs sur le thème des bénéfices d'une pause, lancée par Qalo et Lolotte, je me sens prête, et j'ai envie d'en parler.

Repos forcé !

Il y a quelques mois, j'ai été victime d'un accident. Je ne m'étendrais pas sur ce sujet, étant donné qu'il relève du domaine privé, mais cet accident s'est traduit par une mise à pieds forcée qui a lors duré plus de 4 mois.
Les premières semaines, très dures physiquement et psychologiquement avaient le mérite d'être claires : vu mon état de santé, j'étais incapable de monter à cheval, et même de me rendre seule au centre équestre. J'allais donc de temps en temps faire une petite caresse à Bingo, toujours, accompagnée, pour assurer ma sécurité.

Le temps passait, et forcément, l'envie de remonter à cheval se faisait sentir. Pourtant, c'était toujours impossible pour moi : minerve, perte de sensations dans le bras gauche, vertiges... Mon médecin se montrait plutôt pessimiste quant à une reprise rapide de l'équitation. Allant tout de même mieux qu'au début, je recommençais à brosser mon cheval et je me mettais au milieu du manège pour le faire travailler en liberté. Parfois debout, parfois assise sur un plot, je pouvais enfin profiter du long travail à pieds que j'avais mis en place cet hiver : Bingo répond simplement à la voix ! Une petite indication du bras, un ordre vocal et le voilà au trot. Cela m'a même permis de le longer un peu.

Mais je le voyais grossir avec la bonne herbe grasse printanière. J'ai alors pris la décision de lui trouver un(e) cavalièr(e), au moins le temps de ma guérison. Par chance, je connaissais une jeune fille - qui est plus ou moins ma cousine - qui cherchait à remonter à cheval. Tous mes critères étaient là : bon niveau (même si elle n'était plus monté depuis plusieurs années), expérience dans les jeunes chevaux, autonome...
Au début, pas facile de prêter son cheval. Mais voyant les progrès du nouveau couple et lui faisant confiance, j'étais de plus en plus ravie qu'elle s'occupe du petit poney ! De mon côté, je continuais à venir en complément pour chouchouter Bingo.

Un mal pour un bien

Si cette période m'a semblé compliquée, il en ressortit des points très positifs. En effet, durant tout ce temps où je n'ai pas monté mon poney, je l'ai énormément bichonné, soigné, cocoonné. De ce fait, notre relation en est ressortie plus fusionnelle, plus forte. Fini, le poney qui s'éloigne lorsque j'arrive au pré (et pourtant, je n'ai jamais eu l'habitude de l'attraper seulement pour le faire travailler !). Fini, le poney qui le tracte entre le pré et les installations.

Le temps que j'ai passé à le soigner a également amélioré son état ! Moi qui ne croyais pas à l'utilité/efficacité des huiles et onguents pour les sabots, j'en suis désormais convaincue (pas de tous !). J'ai beaucoup entretenu ses sabots qui souffrent chaque été, et j'y ai vu des résultats significatifs. (Petite anecdote : j'ai développé une technique de curage de pieds anti vertiges assez efficace :p)
J'ai beaucoup démêlé, brossé, peigné ses crins. Il a aujourd'hui une queue plus belle et fournie que jamais.

Concernant le travail, le temps passé à pieds a également été des plus bénéfiques. Grâce à quelques séances de saut en liberté, lui qui paniquait et fonçait face à la barre est désormais beaucoup plus posé. S'il lui arrive encore d'accélérer, la plupart du temps, il reste à l'écoute et est beaucoup plus franc. Il décompose son mouvement et est bien plus calme.
Le travail de sa cavalière a aussi porté ses fruits. Malgré les débuts compliqués, du à la reprise de l'équitation après des années d'arrêt, ils se sont vite entendus. Certains défauts qu'il avait pris avec moi, comme le fait de raidir son encolure et de foncer droit devant quant il est contrarié, ont été atténués, voire gommés avec elle. Il est aujourd'hui visiblement plus souple, plus concentré.

Enfin, c'est notre confiance l'un en l'autre qui a été boostée. Sûrement le résultats de tous les facteurs réunis.
Il y a peu, quand le médecin m'a autorisée à remonter (tranquillement, un quart d'heure au pas pour commencer, suivi d'une séance de kiné... Tout un programme !), j'ai fait quelques balades au pas autour du centre équestre. Bingo qui refusait catégoriquement de sortir en passant devant est finalement devenu un bon petit poney de balade, sur lequel je peux me promener rênes longues en mangeant des mûres...

Merci poney ♥

dimanche 3 septembre 2017

Pas dégarrotté ?

Bonjour à tous !

Il y a quelques jours, un(e) lecteur(trice) m'a envoyé un (très gentil) message me faisant remarquer que j'utilisais un tapis à la forme peu dégarrottée, et que cela risquait de nuire au dos de mon poney (ou plutôt "c'est me***que ton tapi, sa va bai**r son dos !" faute de grammaire authentique, pardon pour la vulgarité...).

Bref, le genre de réflexion extrêmement agréable qui a au moins le mérite de me faire réagir sur un sujet peut-être anecdotique, mais sur lequel j'ai mon petit avis perso.

Personnellement, je suis totalement POUR le saddle fitting et ce qui en découle, à savoir le fait de se poser des questions et d'adapter au mieux son matériel. Cependant, de cette agréable évolution des mentalités en sont arrivés des sortes de "vérités" et "règles" dont je ne partage pas forcément l'avis.

Par exemple, le dégarrottage du tapis ! On est bien d'accord, le garrot est en endroit sensible, et il est indispensable de bien dégarrotter afin d'éviter de mauvaises blessures. Mais est-il pour autant indispensable d'investir dans un tapis à la coupe ultra-dégarrottée ? Et bien pour moi, NON ! Pour avoir utilisé des tapis à la coupe très, très, très droite, j'affirme haut et fort qu'en sellant correctement, en dégarrottant consciemment et éventuellement, en utilisant les passants de contre-sanglons (les "oreilles" des tapis), il est possible de garder un tapis tout plat bien en place pendant toute une séance. Preuve en image !
Pas dégarroté ? Bon, il n'a pas de garrot... Mais quand même !
Alors oui, effectivement, c'est plus simple de dégarrotter avec un tapis à la forme anatomique... Mais non, on ne flingue pas forcément le dos de son cheval avec un tapis droit ! Le tout est de vérifier s'il tient ou non le dégarrottage. Si oui, inutile d'en changer. Si non, il faudra, effectivement, penser à l'achat d'un tapis plus adapté...
Je passe beaucoup de temps (et dépense de l'argent) pour que mon poney soit équipé au mieux, pour son confort et sa santé. J'ai testé plusieurs filets, plusieurs réglages (un article à ce propos en préparation !), je fais très attention au sellage, au sanglage. J'ai mis ma selle en vente (Ici sur Preppysport) dans le but d'en acheter une autre, puisqu'elle ne lui va plus (appuie sur les épaules, se soulève derrière), sachant pertinemment que je vais perdre de l'argent. 

Je trouve qu'il est inadmissible d'ainsi émettre un jugement sans fondements, avec si peu de courtoisie. Il semblerait que ce soit malheureusement légion sur internet. Soyez en rassurés, cela ne m'empêchera pas de poster les aventures de petit poney, et de partager avec vous des photos de mon horrible positions et de mes plus belles georgettes !

Sur ce, je fais des gros bisous sur les nez de vos poneys, et je vais laver mon beau tapis gris et vert anis que j'aime à la folie ♥♥♥