vendredi 21 avril 2017

Une bulle peut tuer des monstres

Hello tout le monde !

Dans un précédent article, je vous avait parlé de ma première impression, plutôt positive, sur le HorseCom. Aujourd'hui, je viens vous annoncer que je suis tout à fait conquise !

Comme vous le savez, Bingo est un poney plutôt inquiet, sur l'oeil et qui s'emeut d'un rien : le fond de la carrière qui ne lui revient pas, un nouveau plot, un oiseau dans la haie, un stick qui traine par terre... Et c'est la panique. Alors imaginez ma tête lorsque mardi, j'arrive aux écuries bien décidée à travailler galop-en-équilibre-avec-transitions-etc-etc et que, horreur, je vois dans la carrière 4 énormes tracteurs ! Bon, ok, Nicolas m'avait prévenue qu'elle allait être agrandie... Mais ça m'était sortit de la tête. Je me retrouve alors avec 4 énormes monstres qui font un bruit du tonnerre. Oui, pour mes petite oreilles humaines aussi.

Bon, je vais quand même tenter de travailler, rien qu'un tout petit peu ? Un peu de longe dans le petit manège, ça devrait aller ?
Terribles conditions de travail. Les camions et autres tractopelles déversent des tonnes de graviers à quelques mètres de nous. Mais c'était sans compter sur mon Horsecom ! Ni une ni deux, je dégaine ma playlist personnelle d'Hans Zimmer. Un mélange de musiques tantôt relaxantes, tantôt entrainantes, que j'adapte aux allures de pony.

A la longe, Bingo semble plutôt bien. Allez, je tente de monter dessus, et qui vivra verra ! J'ai quand même mis un collier d'encolure, redoutant les demi-tours-galop en cas d'approche impromptue d'engin de chantier.
Mais je crois que je suis mauvaise langue. Bingo ne bouge pas d'une oreille. Il ne sursaute même pas quand un des engins nous sort un bruit similaire à (je pense) un gratte-ciel qui s'écroule (oui, les graviers, ça fait du bruit). Il est concentré sur le boulot, cadencé. Il monte son dos, s'arrondit. Il me sort des choses magnifiques, de l'incurvation à l'épaule de dedans. Je suis abasourdie face aux progrès de ce petit poney qui, il y a quelques semaines encore, ne s'approchait pas du fond de ce manège. La musique nous aurait-elle donné des ailes ? C'est le pouvoir d'Hans Zimmer, ça !

Honnêtement, je trouvais le terme de Horsecom "bulle de concentration" un peu pompeux, un peu marketing. Mais après cette fabuleuse séance, j'ai vraiment compris. Ce jour là, Bingo et moi étions vraiment dans notre bulle, en faisant abstraction des éléments (pourtant dérangeants) extérieurs. Dans notre bulle, et concentrés. Et cette bulle, elle a réussi à tuer tous les monstres.



Les images ne datent pas de cette fameuse séance... C'est justement cette carrière là, qui était en travaux.

lundi 10 avril 2017

Etre une petite cavalière


Salut à tous !

Aujourd'hui je vais surtout vous parler de moi... Ouuuuh la grosse égocentrique !
Enfin, je vais surtout vous parler de ma petite taille.

Comme certains le savent, soit parce qu'ils me connaissent, soit parce qu'ils ont l'oeil aux vues de mes photos, je ne suis pas ce que l'on pourrait qualifier grande. Et c'est le moins qu'on puisse dire ! Bah oui, je ne dépasse pas le mètre 50.
Alors, le rapport avec les chevaux ? Et bien étant cavalière, ça a quelques inconvénients... Mais aussi de sacrés avantages.

Trop petite !


- Le principal inconvénient ? Bah, être trop petite pour attraper ces saletés de choses qui ont tendance à être entreposées trèèèèès haut dans les selleries ! Vous savez, ce porte-selle à 2 mètres, la graisse à pieds en haut de l'armoire ou le robinet de la douche uniquement à la portée des géants ?

Mon quotidien, c'est de demander sans arrêt de l'aide... Ou d'être la meilleure amie des cubes/boites/marchepieds.
- Dans le même ordre d'idées, pour moi, c'est toute une histoire pour monter sur des chevaux. Des vrais chevaux, pas des grands poneys. Ceux qui font plus d'un mètre 60. Alors oui, il y a les montoirs (heureusement qu'ils sont là, eux !), mais parfois, même avec leur aide... Parfois, je monte un grand cheval gris qui doit bien faire... 1m75 ? Et bien montoir ou pas, en me faisant la jambe ou pas, je galère à poser mon fessier sur son dos... Vous savez, comme les adultes débutants qui montent pour la première fois ?

- Qui dit petite taille, dit aussi petites jambes. Je suis encore de ceux qui doivent faire des tours dans les étrivières, comme les enfants. D'ailleurs, mes pieds ne dépassent pas beaucoup les quartiers de la selle, en général. Comme les enfants aussi.
Niveau matériel en général, c'est un casse-tête. Je mets des étrivières enfant. Les selles 17,5 sont beaucoup trop grandes pour moi. Les fourches font 15 000 fois ma taille. Si je tiens les brouettes par les poignées normalement prévues à cet effet... Elles traînent par terre.

- Comme je l'ai dit dans mon article habitudes et manies, je travaille dans un centre équestre. Oui, sauf qu'avec ma taille de minimoys, je ne semble pas particulièrement représenter l'autorité. Il n'est pas rare que l'on me prenne pour une cliente. Ou une enfant. Parfois même par mes propres collègues, quand ils me voient de dos, ou de loin.

Mais pratique !

- Par contre, le principal avantage pour lequel on m'envie, c'est que je peux monter des chevaux et poneys de presque toutes tailles ! Malgré quelques soucis au montoir, je n'ai pas de problème particulier à monter de grands dadais. Je suis également tout à fait à l'aise sur des poneys C, voir même des B porteurs. D'ailleurs, cela m'offre un large panel de possibilités en formation, et cela m'a permis de rencontrer la jolie Ubiza (petite bombe d'1m38) et Kaiser (adorable poney d'1m32).
- Je suis un peu passe-partout. On peut me caser dans un coin du tracteur, à l'arrière d'une voiture remplie de selles/couvertures/seaux, je passe sous l'encolure plus vite que mon ombre sans avoir besoin de me baisser, ...
- Clairement, c'est économique. Je mets des pantalons taille enfant. Taille enfant. Vous savez combien ça coûte ? En général 10 à 20 euros moins cher chez décath' pour le même modèle. Sachant qu'il me faut des pantalons, des polos, des manteaux, des gants, des chaussettes, des... Vous me suivez, niveau économies ?
- Allez, en bonus, l'avantage pratique hyper improbable, mais qui m'a déjà servi : Je mesure 1m49. Plus petit que moi, c'est un poney. A ma taille ou plus grand, c'est hors-côte. Bonjour, je suis une toise humaine !

lundi 3 avril 2017

Mon poney aime Chopin


Hello tout le monde !

Il y a peu de temps, j'ai eu la chance d'être choisie par Horsecom pour être pilote d'essai, et ainsi accéder à la bien médiatique technologie équestre qui commence doucement à faire du bruit...
J'avais depuis bien longtemps envie d'essayer ce petit bijou, par curiosité, mais aussi pour avancer dans mon travail avec Bingo. J'avais cependant quelques appréhensions : qualité du produit ? Efficacité ? Acceptation par le cheval ?

Bel objet

Dès l'ouverture du colis, j'ai été séduite par la beauté de l'objet. Le Rcom est très esthétique, bien qu'imposant. Petit bémol, sur mon casque (Casco Passion Plus), impossible de l'avoir bien calé sur l'oreille et donc, d'entendre correctement la musique. Aucun soucis en revanche sur ma vieille bombe Fouganza.
Le bonnet quant à lui est vraiment très joli ! Moi qui aime très peu les bonnets esthétiquement parlant (trop tape à l'oeil à mon goût), je trouve celui-ci très sobre et élégant. Et puis, il va bien à poney alors... Il lui manquerait juste un peu de longueur sur la nuque pour se caler plus facilement sous la têtière, et donc tenir plus solidement pendant la séance. Bah oui, la première fois, il a bondit des oreilles de poney après un secouage de tête.
Hormis ces petits défauts je suppose facilement améliorables par Horsecom (quelques mailles en plus sur le bonnet !), j'apprécie vraiment l'objet.

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Vive le classique

Et puis, voilà le moment du crash test ! Je dépose le fameux bonnet sur les oreilles de Bingo. Il fait une drôle de tête, il n'en a jamais eu. Puis je déclenche la playlist "détente" à volume assez faible. Il sursaute. Il fait sa tête de surpris. D'inquiet.
Puis, en quoi... 30 secondes ? Il baisse la tête. Ferme les yeux.
Résultat, j'ai eu le droit à un poney sage et immobile au pansage, lui qui habituellement a la bougeotte. Et puis voilà quoi, la musique classique, moi aussi j'aime bien ça.

Une séance bien rythmée

Hop, dans le manège ! On commence par une petit séance de longe. J'utilise principalement la playlist "trot" puisque c'est l'allure à laquelle on travaille le plus en ce moment. C'est chouette, poney se met vite au travail, il est concentré et cadencé. Je ne saurais dire si c'est un bon jour ou si c'est grâce à la musique, mais ce que je peux affirmer, c'est que ça ne se passe pas toujours aussi bien. Pour moi aussi, c'est sympa. Ca égaye la séance, je chantonne quelques chansons... Ce qui je pense, contribue aussi à le détendre.
Une fois en selle, je continue un peu à bosser au trot. Je me rend alors compte d'une chose magique : les foulées de Bingo coincident parfaitement avec la musique. Vous savez, comme Valegro sur sa RLM ? Et bah ouais, peut être que poney s'est transformé en cheval de grand prix ? Je rêve là, non ?
Toujours est-il que notre cadence est régulière, calme. Il est entre mes jambes et mes mains, léger. C'est vraiment très agréable, d'autant plus sur un poney habituellement délicat et sur l'oeil.
Puis, je passe à quelques épaules en dedans et autres déplacements de hanches avec la playlist "travail au pas". J'aime vraiment cette playlist ! J'ai grâce à elle obtenu un pas dynamique. Aucun besoin d'entretenir le mouvement en avant, la musique s'en est chargée pour moi. J'ai donc pu me concentrer sur les-dites épaules et hanches.
Pour finir, la playlist "transport" nous a donné un retour au calme très agréable au son des B.O japonisantes.

Notre nouvel ami

Pour conclure, j'ai vraiment été conquise par le HorseCom. Alors oui, il ne faut pas en être dépendant. Non, il n'a pas tué les fantômes du centre équestre. Non, Bingo ne s'est pas transformé en cheval parfait.
Mais de toutes façons, je ne m'y attendais pas.
En revanche, depuis notre premier essai, il nous a aidé à faire d'agréables séances dans le calme, cadencées, avec un petit cheval et sa cavalière concentrés.
Alors je pense que même s'il ne faut pas se contenter du HorseCom pour progresser, il est un outil vraiment sympa pour passer d'agréables et constructives séances.

Et vous, tentés ?


jeudi 23 mars 2017

Habitudes et manies d'une cavalière et son poney


Hello tout le monde !

Cela faisait un moment que je souhaitai participer à la cavalcade des blogs, organisée cette fois ci par Cavali'Erre... Et là, je vois un petit sujet tout sympa qui m'inspire... Habitudes et petites manies . Bonne occasion !

Vous savez, quand on monte à cheval depuis plusieurs années, on développe des petites manies plus ou moins utiles ! Et franchement, en écrivant cet article, je suis pliée de rire quand je pense à certaines d'entre elles. Je vous raconte ?

Cavalière de club...


Comme beaucoup d'entre vous j'imagine, j'ai commencé en tant que cavalière de club. Je pense que dans cette catégorie, on développe tous un petit peu les mêmes manies :
- Arriver 15 millions d'heures avant son cours pour panser poney-regarder le cours précédent-attendre-re panser poney-[...]-enfin aller en cours ; au grand dam de maman qui aurait bien voulu dormir plus tard.
- Vouloir ABSOLUMENT mettre à poney notre tapis HYPER MEGA BEAU, et s'imposer une course contre la montre quand il était monté au cours précédent pour faire un échange en bonne et due forme.
- Acheter des gros paquets de friandises qui vont finir par périmer parce quand on vient au club une fois par semaine et qu'on en donne qu'a notre poney (parce que récompense ok, mais les chevaux ont quand même un régime alimentaire !), bah le paquet, il descend pas bien vite.

Cavalière professionnelle


Dans le sens où je travaille dans un centre équestre et que les chevaux, c'est donc mon métier. Pas dans le sens performance, hein ! (Eulô, on en est loin !)
Au quotidien, j'ai donc des petites manies franchement pas pratiques.
- Pansage complet ! Bah oui, j'aime bien monter un cheval propre et net. Sauf que quand le temps est compté dans la journée, on devrait se contenter d'un pansage utile : vérifier l'état de la bête, nettoyer dos-garrot-passage de sangle-tête, et surtout, basta la paille dans la queue ! Mais je sais pas, j'y arrive pas. Je passe toujours un temps fou à brosser les tâches.
- Le bon licol : quand on a 20 chevaux à rentrer, on fait un peu comme on peu. Mais j'ai cette vilaine manie de chercher à chaque fois le bon licol pour le bon cheval. Ce qui me fait perdre un temps fou. Alors que la plupart des chevaux me suivraient sans rien.

Cavalière propriétaire


Depuis que je suis tombée amoureuse de mon petit Bingo, j'en ai développé d'autres, des manies... Et c'est celles-là les plus ridicules !
- Quand j'arrive au champs, de trèèèès loin, je crie "PONYYYYYY ! Viens mon petit PONYYYY !"... Et il ne vient jamais. VDM.
- Je lui fais un bisou sur le nez et il me fait toujours un coup de boule parce qu'il aime pas ça.
- J'essaie toujours de courir sur les 900 mètres qui séparent son pré des installations, en me disant (optimiste !) que je finirais bien par améliorer mon cardio... Et je crache mes poumons au bout de 300 mètres. VDM bis.
- Je cuisine pour poney. Bonbons au miel, banane ou autres mélanges censés être "appétants" et bons pour sa santé... Mais il aime ja-mais.
- Je le transforme en rouge ou vert anis. Rouge parce que ça lui va bien. Vert anis parce que j'aime ça. J'ai donc un poney fluo.

Et vous avez vous des petites manies ?

jeudi 16 mars 2017

Mon histoire propriétaire : le rêve, la réalité... Et le rêve quand même


Hello les loupiots !

Je pense bien que tous les cavaliers ont un jour rêvé d'avoir leur propre cheval. Bah oui, un dada rien qu'à nous, pour faire des galops sur la plage et devenir champion olympique, pour faire de bisous et des photos dans les champs, acheter des tapis et licols assortis...

Et en vrai, qu'est ce que ça donne ?

Bon, comme toutes les petites cavalières depuis mes 8 ans, je rêve d'avoir mon propre cheval... Je suis passé du poney Amour (Islandais alezan qui faisait tomber tout le monde au club, mais que j'aimais beaucoup beaucoup beaucoup) à Idem (ma première "ponette de sport" favorite avec qui j'ai eu mes première sensations de ouuuuuf sur des parcours), à Oliver (jeune poney un peu foufou mais adorable).
Puis en grandissant et en quittant le poney-club, le rêve s'est plutôt "switché" à des chevaux vraiment à vendre : des chevaux polyvalents mais hyper-trop-méga-chers pour mon porte monnaie (ou celui de maman) ou des réformés des courses sûrement trop compliqués pour moi. Bref, c'était pas la joie.

Et puis j'étais encore mineure, et ma mère n'était pas hyper enthousiaste à cette idée.

Quand j'ai eu l'âge de décider pour moi-même (youhou !), entre mes études, mon homme, puis mon fils, puis... etc, j'ai un peu laissé le projet en suspens. Jusqu'à l'an dernier.
Mars 2017. Je suis alors cavalière de club, et je déterre le projet propriétaire. Et si je m'y mettais ? Tranquillement et sans pression, je commence à zieuter sur les petites annonces sans pour autant chercher un cheval particulier. Et puis voilà, je tombe sur l'annonce d'une femme cherchant simplement des cavaliers pour sortir ses chevaux. Boh, pourquoi pas ?


Bingo ! Parmi tous ceux là, il y a un petit cheval gris, un bébé à travailler. Il s'appelle Bingo, il a 5 ans, et il doit faire la saison touristique en juillet-août. Seulement voilà, Bingo, on monte sur son dos. Ok. Direction ? Ehm... Frein ? Ehm... Il y a du boulot. Le pire, c'est peut-être à pieds : Bingo vous marche dessus, vous bouscule et fait des bonds partout. Pas terrible.
Alors, je commence à le sortir régulièrement. Je le monte, je le balade en main, et on va faire des petites randos en groupe. C'est chouette, je m'attache à ce petit cheval si mignon.
Quand vient l'échéance fin Juin : est-il prêt à être monté par des touristes ? Non ! Il est sur l'oeil, testeur, fait des écarts et se lève même, parfois. Que faire ?
Finalement, Bingo m'est confié pour tout l'été. Je sais qu'il est à vendre, mais j'ose pas. J'ai peur. Et si je ne m'en sortais pas ? Et si c'était une mauvaise idée ? Et si finalement je n'avais pas les moyens ? Et si ?

Et puis, tout l'été se passe à merveille. Je n'ai pas vraiment de quoi le travailler puisque je n'ai à ma disposition qu'un pré avec des copains dedans. Mais on se promène aux alentours, on fait des trottings. C'est chouette, et qu'est ce que je l'aime !
Comme se passent les choses, on prolonge le contrat, d'autant plus que quelques freins administratifs empêchent toute vente. Automne. Hiver. Et si je l'achetais vraiment ?

Et finalement, j'ai craqué ! J'ai acheté mon petit poney ! Mon petit Bingo, tout beau. C'est un peu le rêve, non ?
Alors oui, il y a des galères : trouver LA pension ? Compliqué. Progresser avec un poney carafon ? Dur ! Gérer les finances ? Un casse-tête. Mais vous savez quoi ? La suite au prochain épisode !


lundi 6 mars 2017

Filet Recall by Fouganza


Bonjour tout le monde !

Aujourd'hui, je souhaiterai vous présenter ma récente acquisition : le filet Recall de chez Fouganza.
Je sais que beaucoup de cavaliers sont réticents à la marque Fouganza pour leurs cuirs... Mais concernant ma propre expérience, je connais une amie qui en possède un depuis des années, et avec un bon entretien, il est vraiment nickel. Quant à moi, je possède le premier prix depuis un an, et après une à trois utilisations par semaine et un entretien franchement irrégulier (qu'on me jette la pierre... le dernier nettoyage et graissage date de cet été...), il n'a pas bougé. Alors vu les petits prix, je trouve qu'ils valent vraiment le coup.

Souhaitant commencer le travail en mors avec mon poney, j'ai souhaité acheter un nouveau filet, ayant transformé mon premier en side-pull, dans le but de pouvoir alterner les deux sans devoir faire des changements de muserolle/mors tous les jours. De plus, j'avais repéré le joli filet pull-back de la nouvelle collection Fouganza... Bref, il fallait que je fasse un tour à Décathlon.

Mais zut quoi, arrivée en rayon, impossible de trouver le-dit filet ! Le premier prix, je l'avais déjà. Le filet à strass, non merci, je n'ai jamais vraiment aimé les strass. Mais il y en a un qui me fait de l'oeil... Le filet Recall marron. J'hésite. Je me dis qu'il faudrait que je trouve le pull back. Mais bon, il est quand même joli celui là... Et me voilà, 10 minutes plus tard, ressortant du magasin équipée du Recall marron.



Ma première impression, c'est qu'il est franchement joli. Les décorations sont sobres, comme j'aime. La têtière anatomique et rembourrée donne une impression de confort, tout comme la muserolle (avec noseband amovible !). Les rênes, j'adore ! J'ai toujours détesté les rênes en caoutchouc : je les trouve grosses, désagréables en mains et pas maniables. Mes préférées ont toujours été les rênes en tissu. Et là... Je me retrouve avec des rênes aussi fines que du tissu, avec simplement une petit matière antidérapante pas épaisse pour un sou. Nickel pour moi. De plus, j'apprécie les attaches à crochets et le petit détail des jolis arrêtoirs en cuir. Que du bon pour le moment.
Essayons le sur poney !

Sur sa petite tête de pony d'1m48, une petite chose m'intrigue : il taille petit. Bingo n'a pas une grosse tête, pourtant, je suis à l'avant dernier trou pour les montants, la muserolle, et au dernier trou pour la sous gorge. Ce n'est pas un problème en soi, mais c'est à savoir tout de même pour faire son choix de taille ! (je l'ai pris en CS, pour équidés de 1m40 à 1m60)
Après, les cuirs se détendrons... Mais tout de même, on ne gagnera pas 150 trous.
Une fois à cheval, RAS. Bingo ne semble pas gêné par son nouveau filet et moi, j'adore toujours les rênes.

Pour conclure, je pense que ce filet vaut vraiment le coup. Joli, sobre, élégant, je ne suis pas sûre que l'on trouve beaucoup de filets si jolis à ce prix (39€). En tout cas, j'en suis contente !

Et vous, vous l'achèteriez ?



samedi 4 février 2017

DIY : Fabriquer un side-pull


Hello tout le monde !

Comme beaucoup le savent déjà, j'affectionne le travail sans mors. Non pas que je sois particulièrement contre le mors ! Je l'utilise au travail, sur de nombreux chevaux, sans culpabiliser. En effet, je pense qu'indépendamment de l'outil, c'est la façon dont on l'utilise et ses conséquences, que l'on est capable ou non d'assumer, qui est importante.
Cependant, dans le contexte de l'éducation de Bingo, vu l'avancée du travail dans laquelle nous sommes et mes objectifs avec lui, je ne vois pas l'intérêt d'utiliser un mors. Donc si je peux faire sans, tant mieux pour nous deux.

Je m'égare, non ?

Il se trouve qu'après avoir essayé plusieurs types d'ennasures, le side-pull s'est avéré être celle qui nous convient le mieux.
Le biteless, trop contraignant. Bingo se fâchait, et je n'avais pas confiance en l'outil.
Le hackamore, pas mal pour lui, mais une trouille bleue pour moi. Ma hantise était la faute de main qui risquerait de lui faire très mal !
Le licol plat, pas terrible. Un manque de précision, le machin tournait.
Le licol éthologique installé en hackamore naturel, franchement pas mal ! Je pense que je l'utiliserais encore régulièrement, pour des balades ou séances "cool". Manque un peu de précision pour la direction, mais je nous sens bien avec ça.
Et side-pull ? En quelques séances seulement, Bingo était de plus en plus léger, décontracté, facile à diriger, ... Top top top (y)

Seulement voilà. Le side-pull, on m'en avait prêté un. Mais à un moment ou à un autre, il fallait bien que j'en achète ! Allez chercher un side-pull sans vendre un bras, tiens... Parcours du combattant.

Bien sûr, on trouve des side-pull à 50 euros sur un certain site allemand que j'affectionne. Mais pour en avoir eu un entre les mains, beurk. Entre la corde aussi rèche que si on l'avait oubliée des mois dans un greniers et la qualité du cuir douteuse, bof.
Il y en a un aussi chez padd. 99 euros quand même. Pour à peu près la même chose, ou presque, que le précédent cité.
Le "prix bas" classique chez barefoot par exemple, c'est 80 euros.
Sinon, il faut aller voir chez les créateurs qui font souvent de très jolies choses. Mais il faut y mettre le prix.

Souvent, les prix des side-pull chez les créateurs et autres selliers sont justifiés : qualité de cuir impeccable, fait sur mesure... Je ne dis pas le contraire. Mais vous savez quoi ? Je suis économe. Radine. Hyper. J'aime clairement pas dépenser. Et quand je vois qu'un filet décathlon à 20 euros tient du feu de dieu avec un bon entretien, et bah je suis un peu déçue de ne pas trouver son homologue side-pull.

Alors, j'ai décidé d'en fabriquer un.

Mon matériel ?

- Un filet Fouganza, le modèle le moins cher : Schooling cuir à 19€99. Ce filet ne paye pas de mine, comme ça. Cuir pas terrible ? Je ne sais pas, mais en tout cas, après deux ans de bons et loyaux services, avec un bon entretien, il est nickel.
- Une muserolle allemande Eric Thomas, soldée à 15€ et quelques en magasin. J'ai pris celle-là parce qu'elle était soldée et je la trouvais jolie. N'importe quelle muserolle, allemande ou pas, conviendra, tant qu'elle a des petits anneaux sur les côtés et qu'elle est réglable.

Un seul outil : un découseur, un couteau, un cutter ou des ciseaux.

Je vous laisse regarder ma petite vidéo, j'ai procédé de manière super simple :D


jeudi 2 février 2017

Travail à pieds, une révélation

Une photo publiée par Thoa (@thoatao) le

Salut tout le monde !

Aujourd'hui, je vais vous conter la fabuleuse histoire...
Enfin, juste mon histoire avec le travail à pieds. Dans tous les sens du terme.

Comme beaucoup de cavaliers je pense, j'ai très très peu pratiqué le travail à pieds lorsque je montais en club. J'ai pu commencer à en faire lorsque j'ai eu ma première DP à l'âge de 16 ans : cela faisait tout de même déjà huit ans que je montais à cheval... Je trouve ça tard pour commencer le travail à pieds... (TAP pour les intimes !)
Comme je n'y connaissais strictement rien à ce sujet, la propriétaire du poney m'aiguillait un peu, mais mon TAP restait vraiment très basique ! Cela se résumait à tourner un peu en longe de 4 mètres, bouger les hanches, les épaules, faire des balades en main... C'était chouette, mais pas encore élaboré.

Je m'y suis sérieusement mise lors de ma rencontre avec Bingo l'an dernier : il manquait tellement de respect de l'espace, et d'éducation en général, que c'était une nécessité. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail à pieds. Manquant d'expérience, on stagnait beaucoup et la motivation s'en allait peu à peu. Heureusement, une connaissance plutôt aguerrie dans ce domaine a pu m'aiguiller afin de je continue dans la bonne voie. Ca allait mieux.

Puis, je suis entrée en formation équestre. Mon formateur, prenant le travail à pieds très au sérieux, m'a énormément apporté de clefs dans cette discipline. Et tout a changé.
Chaque semaine, je répétais avec Bingo les exercices, les conseils que je faisais en formation.
Petit à petit, je voyais notre relation changer, s'améliorer. Le poney qui me traînait en longe répondait désormais à la voix et allait seul sur son cercle, en un seul mot.
Un mot également pour reculer.
Un mot pour chaque allure.
Un mot pour s'arrêter.
Pour la descente d'encolure.
Juste un mot. Magique.
Une photo publiée par Thoa (@thoatao) le

J'ai alors commencé à vraiment prendre plaisir pour le travail à pieds. Ce qui, au début, ne devait être que des exercices pour préparer le travail en selle devenait de plus en plus à mes yeux une discipline à part entière. De plus en plus, je prévoyais des séances sans aucun objectif monté.
J'ai pu varier les exercices. Changer d'univers. Un jour, des exercices d'equifeel. Un autre, longe. Longues rênes. Liberté. Il y a tellement de possibilités !

Le travail à pieds, c'est délicat.
Malheureusement on en pratique très peu dans les clubs. De ce fait, malgré plusieurs années d'équitation, on se retrouve souvent avec de grosses lacunes dans ce domaine une fois propriétaire ou demi-pensionnaire.
Tout comme le travail en selle, le TAP est quelque chose de délicat : s'y lancer seul est une mauvaise idée. Outre les grands basiques (ne pas se laisser marcher sur les pieds, conduire un cheval en main, ...), le TAP est précis ! Un mauvais placement et le travail en longe devient incompréhensible pour le cheval. Un mauvais timing et on renforcement un comportement négatif.
Il est préférable de se faire encadrer pour poser les premières bases et ne pas commettre les erreurs les plus classiques. Cela vaut le coût !

Personnellement, le travail à pieds est désormais un vrai plaisir pour moi.


samedi 28 janvier 2017

Barres au sol (2) Concentration et direction

Hello tout le monde !

Aujourd'hui, je vais vous présenter un second exercice à l'aide de barres au sol. Ce dispositif en croix permet de travailler de nombreuses choses : concentration (tant du cheval que du cavalier !), direction, contrôle de la vitesse et régularité.

Il est possible de réaliser cet exercice à cheval, mais aussi en longe ou longues rênes, à condition d'être bien aguerris dans les déplacements.


Bien évidemment, la largeur des courbes est à adapter selon le niveau du cheval et de son cavalier : plus la courbe est large, plus l'exercice sera facile.
Cet exercice peut s'effectuer aux trois allures. Le cheval comme son cavalier se concentrent rapidement sur ce dispositif linéaire qui permet une nette progression, passage après passage.
On pourra être plus ou moins exigent à propos de l'incurvation, chasser les hanches, rechercher un équilibre plus assis... Les variantes sont nombreuses.

Pour aller plus loin : cavaliers d'obstacles, vous pourrez monter les barres en cavalettis ou petits obstacles une fois le tracé sur les barres au sol acquis !

Mon expérience : Après avoir expérimenté un dispositif similaire en club il y a quelques années, j'ai eu l'occasion de le tester seule avec Bingo. Si, comme à son habitude, Bingo était très stressé/inquiet/énergique, rassuré par le côté linéaire de l'exercice, il s'est rapidement calmé et s'est concentré pour me faire de très chouettes passages au pas et au trot.



mercredi 25 janvier 2017

Dans le bon sens

Salut tout le monde !
Aujourd''hui, je viens vous partager ma joie-satisfaction-bonheur-émerveillement-...

C'était début Janvier, que ça c'était passé. Je vous explique.

Une photo publiée par Thoa (@thoatao) le

J'ai rencontré Bingo en avril dernier. C'était il y à 10 mois, plus ou moins.
C'était franchement pas terrible. Je me suis retrouvée avec un petit cheval qui a failli m'écraser au box. Qui bougeait au montoir, au point où j'ai mis un quart d'heure à poser mes fesses. A peine dessus, il s'est mit à trotter dans tous les sens, paniqué. Je n'avais pas la direction. A peine le frein. Je le sentais tendu. Un mélange de peur et de ? Je ne sais pas.

Mais le lendemain, j'étais revenue. Pour le papouiller. Le brosser. Ce petit cheval m'avait complètement faite craquer. Plusieurs semaines, je l'ai travaillé à pieds. Pas grand chose ! Respect de l'espace, jeux de confiance, et puis parfois, juste se promener, comme ça. Je ne l'ai quasiment pas (pas du tout ? je ne sais plus) monté.
Puis, on a commencé les balades. Il n'y avait pas de carrière pour travailler, mais beaucoup de randonnées à faire, et d'autres cavaliers et chevaux qui avaient soif d'aventure. Zou !
Bingo s'avérait être un cheval plein de défauts, plein de qualités. Un cheval vivant, quoi.
Il secouait la tête. Inquiet. Réactions étranges et inexpliquées (allez savoir pourquoi je me suis retrouvée en haut d'un mur végétal vertical, à faire des bonds d'un côté à l'autre d'un sentier, à 2 mètres du sol ! Je vous ferait un dessin, un jour...). Manque cruel de respect. Mais aussi, très bonne impulsion naturelle. Beaucoup d'énergie. De très jolies allures et beaucoup de rebond.

Ces balades ont duré des mois. Puis, plus de copains pour sortir. On s'est retrouvés seuls pour travailler quelques temps. J'ai alors réussi à trouver quelques terrains plats pour nos séances. On a fait du travail à pieds, essentiellement. Ce fut nos débuts en longe (il m'écrasait !), les débuts des ordres vocaux (marcher, trotter, stop, back), les débuts du travail monté.
Bingo manquait cruellement d'équilibre. Lors du premier galop hors "ligne droite type sentier de balade", on s'est littéralement vautrés. Rien de grave, en une seconde c'était fini. Mais quand même. La faute à quoi ? Il me semblait que Bingo était tellement dans la fuite qu'à la moindre inquiétude, il partait sur les épaules. L'épaule droite, surtout.
Durant cette période, j'ai à peine réussi à obtenir un trot calme. Il ne me l'a fait qu'une fois.

Enfin, en Novembre, Bingo a changé de maison. Son nouveau chez-lui possède désormais deux carrières et un rond de longe. Il était alors plus facile de se mettre au travail.
J'avais commencé par bosser en liberté. Toujours pareil : respect de l'espace, conditionnement à la voix... Puis en longe. Notre première séance ? J'ai fait cerf-volant dans la grande carrière. Première séance à cheval ? Il refusait de quitter la lettre A de la carrière et se cabrait sans arrêt. Catastrophe.
Je me suis armée de patience et fermeté. Travail à pieds, à pieds, à pieds. Parce que c'était nécéssaire, et aussi parce que, comme je venais très tôt le matin (7h...), j'avais la trouille de tomber et que personne ne soit là pour le voir...
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Et puis, petit à petit, tout est venu. J'ai d'abord eu le droit à un Bingo droit sur son cercle. A des transitions au trot, au galop, juste à la voix. Aux premières extensions d'encolure.
J'ai commencé à me faire vraiment plaisir en longe. On a pu varier les exercices, tester de nouvelles choses. Barres au sol, cavalettis, travail en escargot, en ovale, en trèfle...
A cheval, aussi ! Plus de défenses. Plus de tête qui se secoue. Plus de trot paniqué, tête en l'air.

C'était le 1er Janvier. Nous travaillions sur un huit de chiffre. Je recherchais principalement la décontraction et la concentration. Et là. Au trot. Sur un trot calme, en avant. Il m'a donné sa première extension d'encolure. J'ai caressé, papouillé. Je suis descendue. J'avais presque envie de pleurer.

Pour finir de m'achever, une autre cavalière est montée sur Bingo. C'était la première fois que je voyais quelqu'un le monter. J'ai eu l'occasion alors de le voir, de le filmer, de le photographie. Hormis les débuts houleux, probablement dus à l'inquiétude de poney d'être monté par cette inconnue, j'ai pu voir mon Bingo calme, en avant, (presque) droit. Stable. Dans ses traces.

Petit cheval réussi à m'émouvoir.
Ce sentiment est si particulier, lorsqu'on se rend compte que l'on travaille dans le bon sens. Je n'ai pas les mots pour l'expliquer. C'est fort.

Je t'aime, petit cheval.


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